mardi 16 août 2016

Premiers sons, premiers mots, premières approches d'une culture: le latin

J'ai ramené beaucoup de propositions d'activités éducatives. Toujours pas de cahiers de vacances mais de vrais livres d'apprentissage. Parmi eux, une approche du latin pour les 7-10 ans: "Minimus, Starting out in Latin" de Barbara BELL (Merci C-A). Pourquoi donc lui rajouter un apprentissage de plus par rapport à ceux proposés dans le cursus normal? Parce qu'il est en demande d’étymologie. Et puis c'était un test pour plus tard car là, les histoires et les petits exercices sont très rapides et accessibles.
Pour ceux qui me connaissent, j'ai rajouté une complexité: le livre n'est écrit qu'en latin et en anglais. Le dernier m'aidant juste un chouilla vu mon niveau.



Je n'avais pas laissé le choix d'une première séance... un mois après la fin de l'année scolaire pour le laisser un peu souffler. Et puis, à lui de m'indiquer si l'apprentissage lui plaisait.

Oui, il les réclame. Dans ce livre il n'y a que 10 leçons que nous aurons vite fait de préparer. A chaque fois une petite histoire en bande dessinée, du vocabulaire.
Puis en anglais quelques exercices de grammaire. Une explication des noms, masculin plus en -us, féminins plus en -a, des adjectifs qui s'accordent. Puis une approche très simple des verbes et de la conjugaison sur plusieurs leçons -mus, -nt, -o... tranquillement, instinctivement pour découvrir que les pronoms personnels ne sont pas nécessaires. Puis les adverbes.



Un peu de pratique, un peu de lecture, quelques éléments de la culture latine ou d'histoire et très souvent une histoire offerte, mythologique (latine) ou anglaise. (Icare, Narcisse et Echo etc...).

Nous venons d'en faire la moitié, je reviendrais vous en parler à la fin.


Nous sommes repartis. Nous avons les pieds dans l'eau, souvent. Nous avons la tête parmi les feuilles, un peu... et très peu parmi les pages de livre.
Beaucoup de retrouvailles familiales, beaucoup de grands bonheurs pour le lutin qui a profité à fond de son oncle, de son cousin et de sa tante. Beaucoup de sueurs (oui oui elles n'ont pas la même odeur selon mes deux "activités sportives" - j'en reparlerais-), même quelques sueurs froides avec multiples piqures (ils ont presque cru qu'il y en avait plus de 20!) juste en achetant du miel (et de la gelée royale et de la propolis...)


Beaucoup de regards dans les arbres sans la retrouver, elle qui grimpait partout, jouait au trampoline dans le tilleul, s'arrêtait en position -vous me voyez bien là-... Séraphine s'est noyée il y a 2 mois, elle avait 4 ans. Ne restent que des pies bien trop joyeuses à mon goût.

J'ai emmené mon petit portable... pour me rendre compte après quelques soirées d'essais, que je ne me rappelais pas de mon code. Donc pas de billets. Un seul peut-être, celui-ci.

mardi 26 juillet 2016

Utilise tes pieds... dans Paris


En sortant de chez le chiropracteur,


prendre un autre chemin, découvrir encore des merveilles dans Paris.


Être soutenue dans la dynamique mais changer ses options et ses alternatives de pas... c'est bon aussi.


Espérer se trouver un peu plus le long de la route... écailler peu à peu cette carapace d'enfant en réaction...

Le verbe à l'infinitif, en participe passé ou en participe passé devenu adjectif

Nous repartons en vacances. Je sais, je sais, c'est indécent mais c'est aussi le luxe de "travailler" à la maison et de ne pas en attendre de rétributions. L'Homme sera au travail et nous dans la maison grand-maternelle.
Après près d'un mois de relâche, nous allons aussi reprendre les apprentissages. Toujours pas de cahiers, devoirs de vacances que je trouve toujours assez mal faits, sommaires, peu engageants et surtout pas du tout moteurs de ré-assimilation des notions mais juste évaluations. Cet été, nous allons faire cap sur le français, matière qui donne du fil à retordre au lutin. Le programme de mathématiques a été vu et revu pendant toute l'année, je laisse donc le chenapan tranquille.


Avant de reprendre le train, un petit focus sur un des derniers travaux fait avec le loupiot. Nous avions utilisé la méthode de "Hugo et les rois, je sais accorder avec Être et Avoir" d'Anne-Marie GAIGNARD pour comprendre comment écrire un verbe finissant par le son "é": é ou er.
Soit après avoir vu le participe passé en classe, quelques petites séances de décontraction pour se faciliter la tâche.
J'avais aussi relu la première méthode d'Anne-Marie GAIGNARD exposée dans "Grammaticus: Théo et Capucine". Mais je confirme ne pas adhérer totalement à cette première approche: trop d'histoire et pas assez de théorie. Et puis les images mentales me semblent moins fortes. Dans cette première version les mots sont des personnages de cirque mais dans le second les verbes sont tous de la partie: des "princes" ou des "rois" (pour Être et Avoir).

Nous avons ainsi pu considérer la présence d'un autre "prince" dans une phrase autre que le conjugué d'office ou les verbes conjugués avec l’auxiliaire "roi" être (je refais un point avec l'auxiliaire avoir pendant les vacances!).
Deux verbes "prince" ensemble dans la phrase, le second est à l'infinitif. Des "gardiens" (prépositions à, de, pour, sans) avant un "prince" il sera à l'infinitif.

...


Un indice pour la conjugaison avec le "roi" Avoir que je reprendrais dans mon prochain billet avec le "roi" Être en habit estival ;)

***

Pour le français (aussi), je fais confiance aux manuels édités par La librairie des écoles.
Pour aout, nous n’emmènerons pas les manuels mais des livrets de soutien CM1. Ce sera de la révision et de la répétition pour ancrer au maximum et faire de cette matière une autre activité enthousiasmante.
"Les petits devoirs orthographe" ont été commencés cette année scolaire, il ne nous reste que 6 ou 7 séances. Soit un rappel clair des règles, des exercices sur une difficulté et une dictée très courte (trois ou quatre lignes) permettant d'illustrer le problème.
Puis "Les petits devoirs grammaire" seront notre pilier de travail de cet été. 30 séances avec un rappel des règles et des exercices progressifs.

Les livrets "Les petits devoirs" grammaire, orthographe et dictées CM2 nous attendrons pour le retour. Et déjà me manque le "Manuel de français, Étude de la langue CM2" encore inexistant dans le catalogue.

dimanche 24 juillet 2016

Des embruns...


Nous ne sommes pas partis vers notre destination habituelle. Toujours près de l'océan atlantique, je crains le soleil et la chaleur, mais cette fois-ci une île, nous y arrivons par le grand pont. Après une cohue gentille de juillettistes, une promiscuité évitée, à nous le paysage magnifique proche du sauvage.


Des maisons de plein pied ou à un étage aux murs blancs et aux volets pastels. Des roses trémières partout. Des murs de séparation blancs comme en Grèce, arrondis sur le haut et de la lavande sur le bord des routes.


Des phares et des remparts approchés à vélo.


De petits ports de pêche...


ou le plus important avec un petit tour gourmand et une acquisition littéraire pour rafraichir mes prochains jurons et injures (haddockismes).

Nous étions à vélo, presque tout le temps. Les pieds nus dans les tongs (pour une fois) et pas un seul dans l'eau. Enfin pas sur la plage.
Première année où mon visage accepte le soleil... encore heureux, il a fait beau, très beau, chaud aussi.


Le vent dans les marais salants ou près des écluses fut accueilli avec bonheur (sauf quand il souhaite ralentir notre pédalage, Rrrrr!). La broussaille, les herbes hautes, les salicornes rousses. Une impression de sécheresse iodée.


Mon chardon préféré encore vert... et même violet avec une ou deux couronnes.


Et puis une entrée dans la foule, sous le coquillage, des places assises au concert (parce que je le veux), et pourtant trois heures debout dans une salle en folie, pour se préserver de tout.


vendredi 8 juillet 2016

Sur le départ...

Le chat est en pension, une belle, pleine de câlins. Les hommes ont le cheveu court, voire très court. Nous avons fait le plein de pantacourts et de maillots de bain, le casque de vélo pendra sur le côté de chaque sac à dos. Nous sommes prêts à des vacances un peu plus sportives que d'habitude.
Je prendrais ma liseuse remplie à ras mémoire, quelques jeux de société s'il pleut, de la tisane de thym et du thé vert (je crois que c'est le En Shi Yu Lu 2016 dernièrement acheté).
Je compte revenir en forme et ... peut-être... partager un peu plus que ces derniers mois sur ce média.

mercredi 15 juin 2016

Premiers hommes

Nous continuons à découvrir les premiers hommes en terminant de lire ensemble "Qui sont nos ancêtres? Grands singes, homme, ce qu'on ne sait pas encore..." d'Anna ALTER et Brigitte SENUT, illustré par Caroline HÜE.
La bipédie précède-t-elle l'augmentation de la taille du cerveau? Avons-nous aussi interpréter faussement les ossements et les modes de vie, en se basant sur les référents actuels (hommes et grands singes modernes) ou en raison de la subjectivité des scientifiques de l'époque (homme avec un mode de vie patriarcal, occidentaux...).
Nous ne savons pas encore tout, voire pas grand chose. 


Et puis, il y avait bien, perdu dans les armoires (la cave?), une activité que le lutin avait envie de faire. Un achat datant d'avant même d'être maman (comme quoi certains virus étaient bien présents).
Reconstruire un visage de néandertalien!

Nous regardons comment faire... crâne, muscles, gras, peau... Et dire que je lisais encore il y a peu le  "Petit traité de morphologie" d'Agnès MAUPRE...



avec le travail de reconstruction dessinée ou sculptée, il n'y a qu'un pas. Regardez le travail d'Eduard Olaru!


Pendant que le petit d'homme applique les picots marquant l'épaisseur des muscles, je lis sur ce voisin de l'Homo sapiens ce qu'en dit Gille MACAGNO dans son livre "La longue marche d'Homo sapiens, la fabuleuse histoire du bipède". 

 
La partie blanc cassé correspond au crâne, la jaune à de la matière musculaire ou de chair ajoutée par avance et les petits amas blancs à de la graisse.


Nous avons fait avec de la pâte à modeler playd. à défaut de celle contenue dans le kit (très vieille elle semblait fichue). Nous ne pouvons donc pas créer une face pérenne ni même polir la pâte à modeler prévue ressemblant à de la terre glaise.


Et puis l'ami de tout au monde a agit.


Nous avons la preuve de la présence de schtrumpfs (ou d'avatars) au sein du peuple néandertalien!


Nous avons prolongé avec les différentes interprétations tri-dimensionnelles proposées avec un crâne de néandertalien par les paléosculpteurs... et la question: part-on plus sur un visage humain ou animal?





et celle de John Gurch.


lundi 13 juin 2016

Encore quelques solides (polyèdres) et leurs patrons


Nous revoyons quelques éléments des formes géométriques en 3 dimensions.
Pour réviser le cours, nous réactivons les termes de base avec les cartes de nomenclature Montessori (trouvé sur le site de ParticiPassions, ici la série 8):


base, face, arête, sommet, polygone (surfaces des polyèdres), polyèdres dont certains particuliers (prisme, cube, pavé droit).


Puis le jeu "Pirate As de la Géométrie" pour retrouver les éléments sur les solides. Compter les faces, les arêtes, les sommets, vérifier grâce à la roue


puis dessiner un des patrons possibles.


jeudi 26 mai 2016

Naissance de l'homme sur Terre

L'homme vient du singe! Non, ce n'est pas si simple... nous sommes, les singes et nous, des primates et, dans ce sens, avons un ancêtre commun mais notre arrière arrière arrière arrière ... ...  etc... grand-père n'était pas un singe! La question était revenue il y a pas si longtemps. Juste le bon moment pour me dire, qu'encore une fois, les Grandes leçons Montessori étaient essentielles pour accompagner la curiosité des enfants. Nous avons déjà aperçu "La naissance de la Terre" ici ou , "La naissance de la vie sur Terre" ici ou , il nous fallait regarder plus près de nous encore.

J'ai ainsi complété encore un peu la frise chronologique des hominidés, en millions d'années.


Un trait coloré sur la frise correspond aux temps de vie sur Terre, un seul est encore en vie bien sûr.
J'ai préparé 22 cartes des hominidés, en ajoutant l'homo floresiensis (le hobbit) et l'homo georgicus (qui pourraient n'être que des formes différentes de l'homo sapiens pour le premier et de l'homo ergaster pour le second) ainsi que l'Australopithecus sediba découvert en 2008, par contre je n'ai pas mis l'Australopithecus prometheus, appelé Little foot. Je me suis aidée du livre "La longue marche d'Homo sapiens, la fabuleuse histoire du bipède" de Gille MACAGNO, du site Hominidés et de celui-ci.


Soit 2 premiers bipèdes:
- Sahelanthropus tchadensis, Toumaï
- Orrorin tugenensis, Millenium
Soit 8 australopithèques et compagnie:
- Ardipithecus ramidus
- Australopithecus sediba
- Australopithecus garhi, Kiki le farceur
- Australopithecus anamensis, australopithèque du lac
- Australopithecus africanus, Jojo l'africain
- Kenyanthopus, Gueule plate
- Australopithecus bahrelghazeli, Abel
- Australopithecus afarensis, Lucy


Soit 3 paranthropes:
- Paranthropus boisei
- Paranthropus aethiopicus
- Paranthropus robustus
Soit 9 premiers hommes:
- Homo habilis
- Homo georgicus, Georges
- Homo erectus (dont l'homme de Tautavel et celui de Pékin)
- Homo heidelbergensis, Helmut
- Homo neanderthalensis (dont l'homme de la Chapelle aux Saints)
- Homo ergaster, l'artisan
- Homo rudolfensis, Rodolphe
- Homo floresiensis, le Hobbit
- Homo sapiens (dont l'homme de Cro-magnon et Otzi)


J'ai créé des formes plus simples en papier calque pour bien voir à quelle grande période vivaient les différents types d"hominidés: bleu les premiers bipèdes, orange les australopithèques, violet les paranthropes et vert les hominès (du groupe homo).

Le lutin remet peu à peu les cartes des hominidés à la bonne place, les ensembles colorés par types de premiers hommes puis quelques inventions importantes (issues du blog Le bonheur en famille) comme la métallurgie, l'art, la maitrise du feu, l'élevage, l'agriculture, l'outil en pierre. Cela permet vraiment de voir que pendant très longtemps les premiers hominidés n'avaient rien de plus que les autres animaux à leur accès. Elles arrivent la plupart au paléolithique soit à partir de 500 000 ans avant J.C., après la maîtrise du feu.
Le livre de MACAGNO est encore un peu trop ardu pour le petit d'homme alors nous lisons ensemble "Qui sont nos ancêtres? Grands singes, homme, ce qu'on ne sait pas encore..." d'Anna ALTER et Brigitte SENUT, illustré par Caroline HÜE.
Les questions restent entières et dépendent des recherches. A l'heure d'aujourd'hui Lucie a été détrônée par Toumaï comme le plus lointain de nos cousins hominidés... jusqu'à la prochaine découverte. Quand notre ancêtre est-il descendu de l'arbre? Pourquoi est-il devenu bipède? ...

*source

Puis aussi une relativisation des résultats.
Nous n'aurions fouillé presque que des déserts et non des forêts: les fossiles à l'est du rift africain sont plus importants mais est-ce un échantillon de la réalité ou juste le résultat de fouilles effectuées plus souvent dans cette région qu'ailleurs? Comment distinguer les ancêtres des grands singes des premiers hominidés sans passer par une étude plus approfondie des ancêtres des grands singes?

dimanche 15 mai 2016

Frustration de la Méthode de Singapour (et exemple d'opération avec les nombres décimaux)

Quoi!? Ne serait-elle pas amplement satisfaite? Celle qui depuis maintenant près de 4 ans nous en parle. Si si. Mais à chaque fin d'année il y a un moment un peu plus difficile à passer. Celui où la connaissance de la réponse par le loupiot prend le pas sur la démarche.

La Méthode de Singapour tourne autour de chaque concept en offrant à chaque fois de petites étapes. Toutes petites étapes permettant de ne pas frustrer les enfants, car normalement la difficulté est très minime par rapport à la dernière séance. Justement, certaines séances ne sont pas forcément des étapes plus ardues mais des exercices complémentaires.
Le lutin a déjà fait quelques séances avec les exercices décimaux. Je vous passe celles qui permettaient de les découvrir et les appréhender. Pas à pas, il a additionné des centièmes et des dixièmes sans retenue, puis des nombres décimaux à un chiffre après la virgule, puis à deux chiffres après la virgule, avec retenue. Il a estimé son résultat. Puis soustrait des centièmes aux dixièmes sans échange.


De tête, en mariage de nombres, en posant l'opération en colonne.
Pour que la soustraction avec échange soit bien comprise et digérée, il a dû, à nouveau représenter et modéliser ...
Ici, il devait poser la soustraction des nombres décimaux mais aussi bien noter le tableau de numération... alors qu'il savait déjà la différence. L'intérêt était dans la pratique du raisonnement mathématique et non dans le résultat... choisir la lenteur pour exprimer ce qu'il se passe et non la rapidité d'une réponse même bonne.
C'est aussi ce que j'aime dans ce processus: privilégier la démarche afin d'aller encore plus loin... une autre fois.